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Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy



 

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Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy

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Le chien fou
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MessageSujet: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Mar 21 Aoû - 19:17


Come here and let me taste you


Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy


Le ciel s'éclaircit peu à peu et le soleil commence à poindre. Ramsay est déjà juché sur son destrier ébène. Le bataillon constitué des soldats Bolton et Arryn s'est remis en marche dès l'aube, leurs deux seigneurs à leur tête. Sans surprise, les chiens les ont mené vers le Don. Schlingue et Sansa ne savent sans doute pas encore que l'ancien Lord Commandant n'est plus de ce monde. Et d'ici à ce qu'ils l'apprennent, ils ne pourront plus faire demi-tour. Ils seront coincés. Pris au piège comme de vulgaires proies. C'est ce qu'ils sont, après tout. Des proies à chasser.
Ou alors ne l'apprendront-ils pas. Ils n'en auront peut-être pas le temps, après tout. Alors ce sera Ramsay qui le leur annoncera. Il prendra un plaisir malsain mais immense à le faire, comme lorsqu'il a révélé à Schlingue que Robb Stark était mort. Il se souvient de l'air déconfit de son prisonnier, lorsqu'il avait appris la nouvelle, et se réjouit d'avance de revoir cette lueur de détresse dans les yeux de Sansa.

Don’t you try to run and hide from me.

Ramsay jette un oeil à Petyr, qui chemine à côté de lui. Ni l'un ni l'autre n'a prononcé un mot depuis l'aurore. Même le Bolton ne parle pas. Il sent que c'est pour bientôt. Qu'il les retrouvera sous peu. Et c'est comme si tout le Nord retenait son souffle, attendant que quelque chose se passe. Même les chiens se sont tus, il n'y a plus un son. Attentif, Ramsay regarde au loin, dans la lande. Le Don s'étend devant ses yeux. Le Don est sous l'autorité de la Garde de Nuit, mais il abrite des sauvageons, alors il est particulièrement dangereux. L'héritier de Fort-Terreur s'inquiète pour sa femme. Si elle était prise dans une embuscade de sauvageons ? Ils pourraient lui faire n'importe quoi. Il faut absolument qu'il la retrouve. Elle sera bien plus en sécurité avec lui, à Winterfell. Quant à Schlingue... Oh, le sort de Schlingue ne lui ferait ni chaud ni froid, mais il a besoin de lui, maintenant. Maintenant qu'ils se sont retrouvés et qu'ils sont de nouveau frère et sœur, Schlingue n'a jamais été aussi utile. Alors Schlingue restera, Schlingue survivra, mais Schlingue ne demeurera pas entier.

You cannot escape, I won’t let you escape from me.

Ramsay se demande quelles sont les pensées de Petyr à l'heure actuelle. Est-ce que lui aussi, s'inquiète pour sa nièce ? Après tout, même si elle n'est pas de son sang, elle est de sa famille, la seule famille qui lui reste, qui plus est. Elle est aussi la seule famille qui compte aux yeux du futur Gouverneur du Nord, en plus de son père. Son père qui venait seulement d'enfin le reconnaître comme son héritier... La fuite de Sansa semble l'avoir beaucoup déçu, ce qui est normal, après tout. Mais ça ne durera pas longtemps. Elle ne s'échappera plus jamais de Winterfell. Elle restera aux côtés de son mari. Il est sa nouvelle famille, après tout. Elle n'est plus une Stark, désormais, elle est une Bolton. Il faut qu'elle se comporte comme il se doit.

You're my trophy and I'll never let you go.

Et soudain il les aperçoit au loin. Autour d'un feu de camp, les deux fugitifs qui se lèvent et se mettent à détaler comme des lapins en voyant l'escouade, ou en entendant le bruit des sabots, peut-être. Les hommes se mettent à crier et lancent leurs chevaux au triple galop mais Ramsay est plus rapide. D'un geste rapide, il bande son arc et décoche une flèche en direction de Schlingue tandis que Sang galope à toute allure. Il les aura. Ils ne lui échapperont plus.

I need you alive 'cause I wanna watch you die.


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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Mar 21 Aoû - 20:14

Come here and let me taste you

Ramsay Bolton - Petyr Baelish - Theon Greyjoy




L
a veille au soir, Theon et Sansa s'étaient avachis autour d'un feu de camp de fortune, blottis l'un contre l'autre. L'idée d'attirer l'attention avec de la fumée ne les avait pas enchantés, mais honnêtement ? Ils n'avaient pas vraiment eu le choix, tant les deux compères se frigorifiaient à vue d'oeil. La fatigue, la souffrance due à leurs blessures, la faim, leurs vêtements constamment trempés de neige fondue... Rien n'était de leur côté. Mais en deux jours de marche, ils avaient tout de même bien progressé, et avaient atteint le Don, enfin. Jon était tout près. Encore un jour et une nuit de marche, et ils seraient à Châteaunoir, au chaud, en sécurité.

Mais c'était de plus en plus dur d'avancer pour la jeune dame. Son bras la mettait au supplice, et son moral n'était pas au beau fixe non plus. Pour ne pas sombrer dans la déprime totale, elle se gardait bien de ressasser les évènements récents, elle se gardait bien de songer à ce qu'il adviendrait d'eux s'ils étaient rattrapés par les Bolton. Et elle se gardait bien de réfléchir à la Chose qu'elle avait perdue.

Le pire dans tout ça, c'est qu'une fièvre terrible s'était emparée d'elle, l'empêchant de marcher droit, de penser clair. Sansa sentait venir l'angine carabinée. La veille au soir, Theon et elle s'étaient endormis la peur au ventre et le ventre vide. Parce que oui, ils n'avaient rien avalé depuis deux jours, seulement bu dans la rivière. Leur condition physique ne leur permettait pas de chasser, et trouver quelque chose à cueillir dans ces contrées enneigées n'était pas gagné. Finalement, ils avaient décidé de s'arrêter pour la nuit lorsque la jeune Stark s'était évanouie d'épuisement, purement et simplement. Ils avaient donc dressé le camp au beau milieu d'une plaine, à découvert, ce qui n'était pas le plus stratégique, mais que voulez-vous, ils avaient atteint les limites de leur organisme qui criait au secours. Ils n'avaient pas pu se traîner plus loin.

•••

Le Soleil n'est pas encore levé lorsque des bruits inhabituels tirent la jeune femme de son sommeil agité. Nauséeuse, l'esprit embrumé, elle se redresse lentement et ajuste sa vue. La plaine familière s'étend devant ses yeux, déserte. A-t-elle bien entendu des bruits de sabots et des aboiements lointains, où était-ce dans ses rêves ? À côté d'elle, Theon dort auprès des braises encore fumantes. Sansa contemple la jambe de son partenaire. C'est un miracle qu'il ait pu marcher dans cet état.

Et elle les entend encore, ces aboiements. Les yeux vitreux de la rouquine percent l'horizon, et elle les voit. Les cavaliers. Elle n'attendra pas qu'ils se rapprochent pour pouvoir distinguer suffisamment bien l'emblème de leurs étendards.

« Theon ! panique-t-elle d'une voix brisée en secouant le jeune homme assoupi et en l'aidant à se lever. Debout ! Il est là ! »

Elle se précipite, se met à courir dans une direction aléatoire. Tout ce qu'il faut faire, c'est distancer les cavaliers. Elle se retourne vers Theon, s'assurant qu'il suive bien. Elle le voit boiter misérablement, alors elle rebrousse chemin pour venir le soutenir. Au fond, elle comprend qu'ils n'iront pas loin. Les propres jambes de Sansa flageolent comme celles d'un faon à peine sorti du ventre de sa mère.

Alors qu'elle rapplique vers son compagnon, voilà que celui-ci s'affaisse juste devant elle, la jambe transpercée d'une flèche. Fauché comme un faucon en plein ciel. La jeune dame reste interdite un moment, s'avance vers lui pour l'aider. C'est perdu, elle le sait. L'escouade d'ennemis se rapproche inéluctablement, un étalon noir à sa tête. Elle reconnaît sans peine le chasseur qui fonce droit sur eux. Le coeur palpitant à tout rompre, elle fait volte face, renonçant à Theon, qui gît dans la neige.

Retroussant ses jupes, elle s'élance vers l'avant pour échapper à leur poursuivant. Avec un peu de chance, il s'attardera sur Theon, et elle pourra traverser la plaine pour se réfugier dans les bois qui la bordent. Et s'il lui tirait dessus, à elle aussi ? Non, ne pas penser à ça. Courir, courir. Attention au talus. Au loin, elle repère un cours d'eau. Elle va se jeter dedans, les chevaux ne la suivront pas là-dedans, elle sera hors de leur portée. Les aboiements et les grondements se rapprochent. Les limiers ont été plus rapides que Ramsay et gambadent vers elle. Maintenant, ils l'encerclent, tous crocs dehors, et se jettent sur elle pour l'immobiliser. Leurs puissantes mâchoires se referment sur le haillon qu'est devenue sa robe alors qu'elle se débat comme une diablesse.

Après tout, qu'ils la dévorent, ici et maintenant.



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To Porcelain, to Ivory, to Steel.


Sansa was a lady at three, always so courteous and eager to please. She loved nothing so well as songs and tales of knightly valor. Now she doesn’t know any song. Not anymore.

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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Jeu 30 Aoû - 12:01


Come here and let me taste you


Feat Ramsay Bolton, Sansa Bolton & Theon Greyjoy

Silence. Le silence complet. Personne ne parlait, aucun chien n’aboyait, les oiseaux ne chantaient pas le matin et même les chevaux semblaient essayer de marcher au pas sans trop faire claquer leurs sabots sur le sol dur et froid. La tension était palpable, les deux groupes de soldats voulaient retrouver les fugitifs le plus rapidement possible. Petyr et Ramsay aussi. Ils n’avaient pas parlé ensemble depuis le début du trajet à cheval d’aujourd’hui, d’ailleurs. On ne savait plus quoi dire, on ne voulait plus rien dire. Dès qu’un son franchissait la barrière de leurs lèvres, on avait l’impression de déranger.
Alors tout le monde se taisait.
La fin de cette mésaventure était proche.
Ils avaient tous hâte.
Et puis, Baelish avait envie de la revoir. De s’assurer qu’elle était encore en vie et pas trop blessée, aussi bien mentalement que physiquement, même si cela devait être dur. Par les Septs, elle venait de perdre son enfant, elle était fiévreuse et la voilà qui gambadait dans le Nord avec un servant répondant au nom de Schlingue, sûrement à la recherche de Jon Snow, qui était mort, assassiné par ses frères de la Garde de Nuit, avec des Sauvageons possiblement dangereux et prêts à tout commettre, attendant le bon moment pour bondir.

Le soleil s’était levé un peu plus haut dans le ciel. Il lança un regard furtif en direction de Ramsay puis reposa ses yeux sur les chiens qui les guidaient. Ils avaient soit le museau contre la terre, soit la tête relevée pour regarder au loin. Et puis soudain, le silence, pourtant si agréable, fut rompu. Les chiens avaient trouvé ce qu’ils cherchaient. Et il la vit. La belle, la magnifique Sansa. Et il la vit leur tourner le dos, courant à toute vitesse loin d’eux. Loin de Littlefinger. Il vit sa tresse auburn flotter au gré de sa course et sa cape voletant dans tous les sens.
Pourquoi fuyait-elle ?
Il ne le savait pas. Il ne pensait pas le savoir un jour. Enfin, pas de la part de Bolton en tout cas. Et il vit l’autre, également. Il vit le servant, le fameux Schlingue. Il était laid et il boitait.
Petyr ne s’en était pas vraiment rendu compte, mais il avait lancé son cheval au grand galop, comme tout le monde à ses côtés. Les chiens aboyaient comme des fous, tellement heureux d’avoir trouvé le fruit de leurs recherches. Les sabots claquaient sur le sol, le martelaient irrégulièrement. Trop de bruits. Mais Baelish continuait d’avancer. Ils allaient les rattraper.
Et puis il vit une flèche. Elle fila rapidement pour aller se planter dans la jambe du servant. Étonné, il regarda en direction de son point d’origine. Bolton. Alors, il ne rigolait vraiment pas, en disant qu’il chassait ? Mais ce type avait un sérieux problème, au fond. Comment est-ce qu’il avait pu se planter à ce point sur lui ? Pourquoi il avait été aussi idiot d’avoir donné Sansa au premier inconnu ?
Parce qu’il n’avait pensé qu’à lui, pas à elle. Il avait voulu nouer des alliances, voilà qui était fait. Quel homme stupide il avait fait. Il aurait pu au moins se renseigner un peu plus sur l’homme en question. Ou mieux : il aurait dû la garder dans les Doigts, au moins, là, personne ne serait venu la chercher, elle aurait été bien cachée et elle aurait pu faire ce qu’elle voulait.
Bref, Petyr avait merdé.

Mais il n’en revenait toujours pas : il avait tiré une flèche sur quelqu’un, alors que ce n’était même pas un combat. Ils devaient juste les retrouver, non ? Pas les blesser intentionnellement ? Enfin, ce qu’il faisait avec son serviteur ne le regardait absolument pas, et puis, ce n’était pas vraiment comme si cela l’intéressait vraiment. Non, ce qui lui faisait un peu plus peur, c’était ce qu’il pouvait faire à Sansa. S’il n’éprouvait aucun remord à mutiler intentionnellement quelqu’un, qu’est-ce qui lui prouvait qu’il ne ferait rien à la fille de Cat ? Il lui avait donné sa parole, certes, mais ce n’était pas suffisant pour faire cesser les soupçons qui s’éveillaient un peu au fond de lui. Il allait devoir se montrer prudent, face à cet homme. Et il lui faudrait récolter des informations, beaucoup d’informations sur le Bolton.
Et peut-être réussira-t-il à le faire tomber.

Le servant tomba au sol, mais ça, il s’en fichait pas mal. Ce qui l’intéressait, c’était la rouquine. Parlant d’elle, cette dernière continua un peu sa course avant de se retrouver encerclée par les chiens. Bon. Au moins ils avaient stoppé l’avancée de Sansa, c’était déjà cela de gagné. Sauf qu’il se passa quelque chose qu’il n’avait pas vraiment envisagé. Les mammifères étaient sur la jeune fille. Et là, un éclair d’inquiétude apparut dans son regard. Littlefinger espérait de tout coeur que les clébards de Bolton étaient un minimum éduqués, il ne fallait pas qu’ils lui fissent du mal.
Mais il savait qu’il ne pouvait rien y faire, que les bêtes sauvages n’obéissaient qu’à l’héritier du Nord.
Il espérait que son allié avait un minimum de raison.
Il espérait que Sansa s’en sortirait indemne.

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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Ven 31 Aoû - 22:29
Come here and let me taste you

Il voulait que ça cesse, que tout s’arrête. Juste un peu de répit, juste un peu et il serait le plus heureux des hommes. Deux jours. Voilà deux jours qu’ils marchaient, couraient, peinaient. Deux jours que l’enfer de Winterfell était derrière eux. Parfois, Theon se surprenait à regretter la chaleur de la forteresse. Là-bas, ses vêtements étaient secs. Là-bas, il trouvait le sommeil même si cela se faisait parmi les chiens. Là-bas… Non. Il ne pouvait pas, il n’avait pas le droit de regretter sa vie là-bas si tant est que l’on puisse appeler ça une vie. Ça n’en était pas une, de vie. Il n’était plus un homme là-bas, il n’était plus rien. Seulement un chien, un esclave. Un moins que rien. Non, ça n’était pas une vie. Alors il s’était enfui. Pas seul non, avec Sansa. Sansa Stark. L’amie d’enfance. Celle qu’il avait dénoncée. Lui en voulait-elle ? Elle aurait raison. Mais il lui avait sauvé la vie, non ? Si. Il avait poussé Myranda. Il l’avait poussé et l’image de son corps disloqué dans la neige, en contrebas, hantait son esprit. Elle n’était rien pour lui pourtant, cette femme. Mais Ramsay, son maître, elle était son amante. Il ignorait s’il l’avait touchée après son mariage avec Sansa. Sans doute que oui. Son maître n’était pas du genre à faire dans le sentiment. Pourquoi se serait-il privé d’une maîtresse ?

Pourquoi pensait-il à cela maintenant ?
Peut-être que la faim le fait délirer, la souffrance aussi. En sautant du haut de Winterfell, il ne s’en est pas sorti indemne. Sa jambe le fait souffrir mais ce n’est rien, rien en comparaison de ce qui l’attend s’ils se font rattraper. Ils ne doivent pas se faire rattraper. Theon ignore s’il saura survivre. Sansa survivra elle et dans le fond c’est peut-être tout ce qui importe. Peut-être que pour lui, mourir serait la meilleure des solutions. Parce que ce serait plus facile de mourir. Ce serait plus facile de mettre fin à tout ça. Une échappatoire. Tout lui semblait à présent meilleur que les tortures de son maître. Il n’avait plus rien d’un homme. Peut-être n’était-il même pas un chien. Il n’était rien, rien qu’un être brisé, démoli. Un être que la vie avait malmené jusqu’au bout, lui offrant une vie pleine, une vie qui aurait pu être belle, une vie ternie d’une arrogance qui l’aura perdu. C’est vrai, quand on y pense. S’il n’avait pas été si fier, il n’aurait pas trahi Robb. Il n’aurait pas eu à faire semblant d’avoir tué Bran et Rickon. Il n’aurait pas eu de problème à Winterfell.
Il ne serait pas tombé dans le piège de Ramsay.
Il serait encore un homme.

Mais on ne change pas le passé. On ne change pas ce qui a été fait et Theon sait que jamais il ne pourra se racheter. Peut-être qu’il était là à cause de ça. Que les Dieux l’avait envoyé mériter son pardon chez Ramsay, chez son maître. Alors c’était ça que les Dieux voulaient ? La mutilation d’un homme, l’humiliation, l’oubli de soi ? Dieux cruels. Dieux cruels qui jamais ne le laissent en paix. Et lui ne peut rien faire. Il peut seulement fermer les yeux pour oublier un tant soit peu la réalité, essayer de dormir sans jamais y parvenir. Mais le repos est fini. Lui qui est transi de froid, meurtri par la douleur de sa jambe, n’a pas le droit au repos. « Theon ! Debout ! Il est là ! » Non. Il ne peut pas l’être. Non. Sansa le secoue, elle veut sans doute qu’il se lève mais il n’y arrive pas. Il ne peut pas. Il ne peut pas, pas maintenant, pas comme ça. Il ne peut pas. Il est là. Il arrive. Il est là. Pour eux. Pour lui. Surtout pour elle. Il sait ce qui les attend. Il sait que son maître ne sera pas seul non, il y aura les chiens. Les chiens affamés. Les chiens qui ne cherche qu’un morceau de viande fraîche pour contenter un tant soit peu leur faim. Les chiens. Il essaie de se lever mais titube. Il observe un instant son amie qui ne perd pas de temps pour courir, elle l’abandonne. Elle court pour sa vie et il devrait faire de même mais il n’y arrive pas. Il le sait, il le sent. Il n’y arrivera pas. Ils vont se faire reprendre. Il sera torturé. Il va mourir. Et ce sera plus facile. Mais il se met à courir. Parce que l’espoir fait vivre comme on dit et que, au fond, il n’a pas envie de mourir, pas maintenant, pas comme ça. Pas dévoré par les chiens, pas torturé par ce bâtard de Bolton. Non. Il ne mourra pas. Pas aujourd’hui, ni demain. Il fallait essayer, essayer de s’enfuir. Ils pourraient aller loin comme ça. Ils devaient courir, courir pour leurs vies, se cacher efficacement, il fallait… Et Sansa qui revient vers lui. « Cours ! » Il ne peut rien articuler de plus mais il ne veut pas qu’elle revienne. Il boite mais il ne faut pas qu’elle vienne l’aider. Il ne faut pas qu’elle retourne sur ses pas, il faut qu’elle continue d’avancer. Si elle l’attend elle se fera reprendre elle aussi et il ne faut pas que cela se produise. Il ne faut pas que Ramsay remette la main sur elle. Theon se souvenait, il se souvenait de ce qu’il avait vu. Il l’avait vu lui faire du mal à peine la cérémonie de mariage passée. Et il avait vu les bleus, le désespoir dans les yeux de son amie. Lui qui y avait d’abord lu du dégoût et de la haine, il y avait décerné du désespoir et un terrible, un fol espoir. Un espoir qui s’était frayé un fourbe chemin jusque dans son coeur à lui. Le même espoir qui l’avait fait tuer Myranda, le même espoir qui l’avait sauter pour s’enfuir.

Mais Schlingue sent l’espoir partir alors qu’une douleur lui traverse la jambe. L’espoir ? Quel espoir ? Il n’y a plus d’espoir. Il voit la rouquine qui s’arrête, s’approche et s’en va. Qu’elle l’abandonne. Qu’elle tente sa chance. Elle n’y arrivera pas. Il le sait et peut-être qu’elle aussi, en a conscience. Ils ne sont pas allés assez loin et Ramsay s’est trop vite rapproché. Ils ne s’en sortiront pas. Ils vont être repris et il ne peut rien faire, il ne peut pas aider Sansa, il ne peut même plus essayer de ramper dans la neige, il n’en a plus la force. Il n’a plus la force de se battre. Ramsay allait arriver à son côté d’une minute à l’autre. Sans doute laisserait-il son cheval le piétiner, pour le plaisir. Sans doute le traînerait-il dans la neige glaciale jusqu'à Sansa. Sans doute qu’il lui lancerait ce sourire passif-agressif et ces paroles doucereuses que seul cet homme parvenait à rendre si mielleuses et si inquiétantes à la fois. Et Schlingue pleurerait. Il pleurerait et s’excuserait auprès de son maître. Pour avoir désobéi, pour avoir tenté de fuir, pour n’être rien d’autre qu’un misérable traître. Parce qu’il ne savait faire que ça. Implorer la miséricorde de son maître, espérer voir le jour se lever à nouveau tout en espérant mourir, délivré de ses chaînes, délivré de ses peines.
Mais la mort est bien trop douce pour le prendre avec elle.



Theon Greyjoy
« I don't want to be forgiven. »


Dernière édition par Theon Greyjoy le Lun 3 Sep - 16:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Dim 2 Sep - 12:37


Come here and let me taste you


Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy


Le gibier s'affole, ce qui était à prévoir. Voyant une bonne vingtaine de cavaliers foncer sur eux, ainsi que les chiens, ils se mettent à détaler comme des lapins. C'est là que ça devient intéressant. C'est peut-être ce que Ramsay préfère dans la chasse, surtout lorsque les proies sont des humains. Ils puent encore plus la peur que les animaux. Et puis, ils courent moins vite. Où Schlingue et Sansa croient-ils pouvoir aller ? La rivière est trop loin, ils ne l'atteindront jamais à temps. C'est peine perdue. Pourquoi ont-ils encore espoir en leur cause désespérée ? D'autant plus désespérée qu'elle ne mène à rien. Châteaunoir doit être dans un état déplorable pour que les frères jurés en viennent à poignarder leur Lord Commandant, surtout depuis le passage des sauvageons. Dès qu'ils la verront et qu'ils apprendront qu'elle est la demi-sœur du traître, ils lui feront subir le même sort, si elle n'est pas déjà morte en arrivant là-bas. Pourquoi fuir encore ? Winterfell est-il si dangereux pour sa vie ?

Let me take you to a quiet place

Ramsay voit Schlingue s'effondrer en un misérable tas de... du rien du tout qu'il se trouve être. Il n'est plus très loin, ce serait facile de le récupérer, mais ce n'est pas lui qu'ils cherchent, ce n'est pas lui que le Bolton veut, pas seulement du moins. Mais il veut qu'il soit là tout de même, qu'il voie tout ce qui va se passer. Il verra aussi ce qu'on fait des fuyards à Fort-Terreur. Ils ne restent jamais indemnes.

« Oh non, Schlingue, tu viens avec nous, » lance Ramsay dans un sourire lorsqu'il arrive au niveau dudit Schlingue. Il plante son épée dans la loque miteuse qui sert de vêtement au servant, le charriant derrière lui comme on traînerait un sac de patates et continue de galoper à toute allure. Il faut rattraper Sansa, sinon elle atteindra la rivière et elle pourrait réussir à s'enfuir. C'est tout ce qui importe aux yeux de Ramsay. Ne pas la laisser s'enfuir. Les conditions pourraient s'avérer catastrophiques.

Where I can drain you in peace.

Heureusement, les limiers l'ont rattrapée et elle n'a pas pu aller bien loin. Ramsay les aperçoit, ses chiens sont prêts à la dévorer. Ce serait embêtant, tout de même, qu'il la dévorent. Schlingue pend toujours misérablement au bout de son épée, mais de toute façon, qu'il soit là ou non ne change pas grand-chose. Il faut surtout empêcher les molosses de mettre Sansa en pièces, surtout qu'il en serait en grande partie responsable. Les chiens sont à lui, c'est ce que lui dirait son père. Il serait sans doute obligé de se remarier et sa nouvelle femme risquerait de lui déplaire bien plus fortement que l'ancienne. Quoique, peut-être que d'ici-là, Ramsay sera le nouveau Gouverneur du Nord et Lord de Winterfell, alors il pourra au moins choisir sa femme. Ce serait préférable, tout de même.

I will teach you a new meaning of fear.

Ramsay arrive à proximité de sa dame, non loin de la rivière. Il descend de sa monture, balance Schlingue dans la neige boueuse qui borde le cours d'eau et hurle un « Au pied ! » à ses limiers qui cessent d'escalader la rouquine pour venir se cacher derrière lui, les crocs toujours découverts. Ramsay n'accorde aucune attention à Schlingue qui gît à côté de son cheval et se plante devant Sansa. Un sourire aimable se peint sur son visage mais ses yeux semblent lancer des éclairs. Il lui prend les mains, tout en jetant un rapide coup d'oeil derrière lui. Baelish approche. Décidément, celui-là a décidé de venir se fourrer là où il n'avait rien à faire.

« Madame, vous ne pouvez imaginer à quel point je me suis inquiété pour vous. Ne savez-vous pas que les sauvageons rôdent dans ces contrées ? Et puis, la Garde de Nuit risque de vous être hostile, maintenant que Jon Snow n'est plus. Oui, il a été assassiné par ses propres frères. Une mort terrible, n'est-ce pas ? Mais maintenant tout va bien, vous êtes en sécurité. » Ramsay enveloppe sa femme transie de froid dans sa cape dans un geste protecteur et se dirige vers le reste de ses hommes restés en arrière, n'accordant pas un seul regard à Schlingue. « Arrêtons nous là, vous devez être affamée. Ensuite, nous rentrerons. »

It sets me free to hear you scream.


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Dernière édition par Ramsay Bolton le Mer 5 Sep - 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Dim 2 Sep - 16:05

Come here and let me taste you

Ramsay Bolton - Petyr Baelish - Theon Greyjoy




L
es chiens sont sur elle. Lui bavent dessus, plantent leurs griffes dans sa robe déjà bien déchirée, l'écrasent et soufflent leur haleine vicieuse sur le visage terrifié de Lady Sansa. Lady Sansa. Titre ironique. Que lui reste-t-il d'une Lady, après être tombée aussi bas ? Destinée à ne connaître que le meilleur, mais brisée par un bâtard de basse naissance, à jamais. À jamais, elle est celle qui a offert sa virginité, son bien le plus précieux, à cet homme parvenu et pervers. Un homme qui s'est employé à souiller et insulter le titre de noblesse de Sansa, en la forçant à se mettre dans des positions indignes d'une dame, à subir des choses impensables pour une dame, des choses dont une dame ne connaissait même pas l'existence, des choses qu'on ne pouvait apprendre que dans des bordels. À jamais, elle se sentira impure et dépossédée d'elle-même. Cela parce que Roose Bolton avait eu l'idée saugrenue d'aller féconder une quelconque prostituée... Lourd fardeau que la lubricité des hommes.

Et cet époux incongru, qu'elle ne méritait pas, parce qu'elle méritait ô combien mieux, voilà qu'il s'avance vers elle. Dénouement habituel. Il finit toujours par s'avancer vers elle. Et chaque fois, c'est le même choix qu'il lui offre : le déshonneur ou la douleur. Le satisfaire ou prendre des coups. Dans le fond, Lady Sansa ne valait pas mieux que Schlingue. Tous les deux avaient perdu leur dignité et leur essence pour embrasser un nouveau rôle qui ne laissait aucune place au reste : le rôle de jouet. Lord Greyjoy et Lady Stark, joujoux du bâtard et héritiers légitimes de plus rien du tout.

« Au pied ! » entend-elle. Les chiens la laissent aussitôt en paix, sûrement pour mieux laisser la place à ce chien de Ramsay Bolton, pense-t-elle amèrement. Elle ne serait même pas surprise qu'il la prenne là, dans la neige, devant les satanés soldats qui l'escortent, pour lui rappeler sa condition. Justement, parlons-en, des soldats. Maintenant qu'ils sont tout près, Sansa remarque mieux les bannières. À sa stupéfaction, elle reconnaît l'aigle Arryn.

Elle reconnaît Lord Baelish, qui s'avance aussi, drapé dans sa cape noire de corbeau de mauvais augure.

C'est pourtant là une lueur d'espoir, à laquelle la jeune dame s'accroche volontiers tant elle est désespérée. Sansa n'a pas revu Lord Baelish, non, Littlefinger depuis qu'il l'a vendue comme on vendrait une poulinière. Serait-il venu reprendre la marchandise ?

En attendant, Ramsay s'empare d'elle et la tire à lui pour qu'elle se relève. Sansa chancelle, rappelée à l'ordre par la fièvre et l'épuisement, et tout tourne autour d'elle tandis qu'elle se remet péniblement sur ses deux jambes. Confuse, elle le laisse la serrer contre lui et l'envelopper dans sa maudite pelisse qu'elle a cousue elle-même sous la menace. Les tremblements de la rouquine redoublent d'intensité. Son regard hagard se pose à tour de rôle sur le visage impénétrable de Littlefinger, puis sur la silhouette affaissée de ce pauvre Theon, pour finalement revenir se planter dans les grands yeux bleus du Bolton, qui lui parle de ce ton insupportable, ce ton faussement paternaliste et mielleux au possible.

« Madame, vous ne pouvez imaginer à quel point je me suis inquiété pour vous. Ne savez-vous pas que les sauvageons rôdent dans ces contrées ? » Sansa n'a aucune raison de craindre les sauvageons, qui paraît-il se sont alliés à Jon. N'importe quel sauvageon se révèlerait sûrement plus fréquentable que le bâtard. « Et puis, la Garde de Nuit risque de vous être hostile, maintenant que Jon Snow n'est plus. Oui, il a été assassiné par ses propres frères. Une mort terrible, n'est-ce pas ? Mais maintenant tout va bien, vous êtes en sécurité. »

Cette nouvelle fait à Sansa l'effet d'un coup de poing dans l'estomac tandis que sa vision se brouille et qu'un sifflement lui vrille la cervelle. Jon est mort. Il n'y a plus personne pour l'aider, songe-t-elle alors qu'il la mène jusqu'à son convoi et qu'elle le suit, irrémédiablement collée à lui. Une fois encore, Sansa se retrouve amputée d'un membre de sa famille. À moins que... À moins que le chien ne mente, comme il sait si bien le faire. Si Jon est aussi mort que Bran et Rickon, tout n'est pas perdu. Mais Ramsay ne doit pas savoir qu'elle est au courant pour ses petits frères, ou Theon en prendrait pour son grade.

« Arrêtons nous là, vous devez être affamée. » Affamée, elle l'est, mais elle ne mangera rien, rien de sa main. « Ensuite, nous rentrerons. »

Nous rentrerons. Les conséquences terribles que cette affirmation renferme suffit à faire perdre à Sansa le contrôle d'elle-même. Puisant dans ses dernières forces et ses dernières sources de lucidité, elle se dégage brusquement de l'étreinte nocive exercée par Ramsay pour se précipiter sur Petyr et s'agripper à sa cape noire. Cet escroc de Petyr ! Pourquoi avait-il fallu qu'elle fasse confiance à un proxénète ?

« Lord Baelish, implore-t-elle d'une voix étranglée, s'il reste en vous un quelconque semblant d'affection pour moi et ma famille, aidez-moi, aidez-nous, tout plutôt que Winterfell ! » Par les Dieux, elle doit avoir l'air d'une démente. Mais c'est maintenant que tout se joue. Une fois entre les murs de Winterfell, une fois en territoire ennemi, c'en sera fini d'elle, elle le sait. Il ne lui restera plus qu'à obéir. « C'est Theon Greyjoy que vous voyez là-bas, sanglote-t-elle en désignant celui que Ramsay avait dû présenter comme étant Schlingue, voyez comment l'époux que vous m'avez trouvé le traite ! Voyez qui il est, rendez-vous compte ! Ne le laissez pas me reprendre, de grâce ! »

Au fond, elle a conscience que sa requête est ridicule. Le monde dans lequel elle vit ne permet pas une telle requête. Comment défaire un mariage consommé ? Comment enlever une dame à son seigneur sans déclencher une guerre au passage ?

Son corps grelotte de froid mais son crâne brûle. Elle s'affaisse dans la neige, incapable de tenir debout plus longtemps. Incapable d'avoir l'air crédible. Incapable d'être autre chose qu'une victime. Que dirait Catelyn Stark, si elle voyait l'état dans lequel était sa fille ? Cat avait toujours mérité son titre de Lady. Elle avait toujours été si forte, si fière.

Je suis Sansa Stark de Winterfell, pense la rouquine. La fille du Nord, la descendante de Brandon le Bâtisseur. Face à un danger, je supplie, pleure, me soumet ou prends la fuite.

Je ne me supporte plus.




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Sansa was a lady at three, always so courteous and eager to please. She loved nothing so well as songs and tales of knightly valor. Now she doesn’t know any song. Not anymore.

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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Dim 2 Sep - 19:23


Come here and let me taste you


Feat Ramsay Bolton, Sansa Bolton & Theon Greyjoy

« Au pied ! »

Les paroles de l’homme firent sortir Petyr Baelish de ses pensées. Il était tellement en train de peser le pour et le contre d’une éventuelle intervention suicidaire qu’il ne lui avait pas prêté attention auparavant et donc, ne l’avait pas vu le devancer.
Les chiens de Bolton rejoignirent leur maître à son appel.
Ramsay descendit de son destrier ébène et Petyr lança un regard furtif en direction de celui qui, euh, n’allait visiblement pas très bien à côté de l’animal. Il voyait enfin le fameux “Schlingue”. Il n’était pas spécialement beau, ce type. Enfin, c’était un servant, pas un noble Seigneur, donc, au fond, moche ou beau, cela revenait au même. Et puis, se prendre une flèche dans la jambe ne l’aidait pas à se montrer sous son meilleur jour. Mais le plus troublant, c’était son expression, sur son visage. Le Lord Protecteur du Val ne savait pas comment la définir, mais il semblait avoir vécu beaucoup trop de choses en si peu de temps. La souffrance, peut-être ? Il ne savait pas. Il manquait de mots pour décrire avec précision ce qu’il se passait.
Alors il fit avancer son cheval au pas, histoire de ne pas être même niveau que ses hommes et ceux de l’autre, se rapprochant un peu plus de Bolton. Et de Sansa.
Il la regarda. Elle le vit également. Ils se regardèrent brièvement, en silence. La Stark, enfin, Bolton, semblait mal en point. Elle avait l’air d’en avoir bavé avant d’arriver ici.
Même avant de partir de chez elle.

Ramsay releva sa femme et il garda ses mains dans les siennes, pendant que Littlefinger mettait pied à terre et

« Madame, vous ne pouvez imaginer à quel point je me suis inquiété pour vous. Ne savez-vous pas que les sauvageons rôdent dans ces contrées ? Et puis, la Garde de Nuit risque de vous être hostile, maintenant que Jon Snow n'est plus. Oui, il a été assassiné par ses propres frères. Une mort terrible, n'est-ce pas ? Mais maintenant tout va bien, vous êtes en sécurité. »

Petyr se crispa à l’entente de ces propos. Certes, c’était lui qui l’avait informé du décès de son “beau-demi-frère” mais il ne l’aurait certainement pas annoncé comme cela à Sansa ! Un peu plus de tact n’aurait pas été de refus. Mais à en juger par le peu de savoir vivre de son allié, le tact ne devait pas faire partie intégrante de son vocabulaire. Le tact ne devait pas faire partie de son vocabulaire tout court, tout compte fait.
Petyr se rendait compte d’une chose : plus il passait du temps avec lui, plus il découvrait ce sauvage, plus il regrettait de lui avoir laissé Sansa. Elle méritait mieux, bien mieux qu’un bâtard usurpateur de trône beaucoup trop étrange.
Non, décidément, il avait merdé sur ce coup-là. Et pas qu’un peu.

Le Nordien donna sa cape à la rouquine, histoire de la réchauffer un peu. Il regardait le couple progresser, sans afficher la moindre émotion. Pourtant, au fond, bien au fond de lui, il commençait doucement à bouillonner de rage et l’amertume creusait petit à petit un chemin vers son coeur. Il aurait dû être à la place de Ramsay. Il ne la méritait pas. Sansa, au moins, aurait été heureuse avec Petyr. Plus heureuse qu’elle ne pourrait l’être avec son mari actuel, en tout cas.

« Arrêtons nous là, vous devez être affamée. Ensuite, nous rentrerons. »

Il attacha son étalon par les rênes à un arbre, imité par ses hommes et ceux du Nordien. Même si nous nous arrêtions seulement pour quelques instants, il ne fallait pas courir le risque de laisser les chevaux s’échapper. Et Petyr n’avait pas vraiment envie de voir le cadeau de la Reine-Mère gambader avec ses copains chevaux. Quand il se retourna, ce fut avec surprise qu’il regarda Sansa se libérer de l’étreinte de son mari et accourir vers lui. Elle tint sa cape et Baelish n’en fut que plus troublé.

« Lord Baelish, Petyr, Sansa. Lui, c’était Petyr. s'il reste en vous un quelconque semblant d'affection pour moi et ma famille, aidez-moi, aidez-nous, tout plutôt que Winterfell ! » Il la regarda, l’air légèrement, très légèrement, attristé. La fièvre lui faisait dire ça. Elle ne le pensait pas vraiment. Et puis, même si il le voulait, il ne pourrait pas la prendre avec lui pour deux raisons. La première, parce qu’elle était malade et qu’elle avait besoin de repos avant de partir en expédition dans il-ne-savait-quelle contrée. La deuxième, et bien, même si Ramsay avait des manières que Littlefinger n’appréciait pas, il semblait l’aimer. Et il allait dépêcher ses meilleurs cavaliers à leur poursuite. Non, pour la faire échapper, il fallait être plus fin que cela. Et la fille de Cat allait devoir tenir encore un peu. « C'est Theon Greyjoy que vous voyez là-bas, dit-elle en pleurant et en montrant du doigt  Schlingue. Comment se pouvait-il que l’héritier des Îles de Fer passât du temps en compagnie de Bolton ? Surtout en tant que servant. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait rien. Est-ce qu’elle délirait à cause de la fièvre ? Ou alors lui disait-elle la vérité ? Il ne savait pas. Il voulait la croire, il voulait la croire de tout son coeur. Mais il ne pouvait pas, il n’était pas certain de la véracité de ses propos. voyez comment l'époux que vous m'avez trouvé le traite ! Voyez qui il est, rendez-vous compte ! Ne le laissez pas me reprendre, de grâce ! » Et sans qu’il ne put rien faire, elle s'effondra dans la neige.

Il posa le dos de sa main sur le front de la jeune femme et il se rendit compte qu’elle était brûlante de fièvre. Alors il passa un bras sous ses jambes et un autre sous ses épaules et il la souleva. Il savait bien qu’il n’était pas très fort, mais il se sentait capable, il se savait capable, de porter une femme. Surtout qu’elle n’était pas bien lourde, Sansa. La tête de la rousse reposant sur son torse, il l’observa quelques secondes. Elle semblait si agitée. Alors il se contenta de dire, tout bas, de sorte à ce que Ramsay ne l’entendît pas : « Je trouverai un moyen de te sortir de là, Sansa. » Pas de “je te promets”. Les promesses étaient surfaites et ne servaient à rien, il l’avait appris à ses dépends. Et puis, il n’était pas certain que la fiévreuse l’avait entendu.
Mais il allait trouver une solution.
Même si il avait déjà une petite idée derrière la tête.

Il s’approcha de Ramsay, la rouquine toujours dans les bras. Il s’humidifia les lèvres et le regarda. « Son état est beaucoup plus critique que je ne le pensais. Messire, je crains fort qu’il nous faille partir dès maintenant. » Petyr ne baissait pas les yeux. Après tout, Ramsay était son égal, voire inférieur à lui. Alors, même s’il s’agissait de sa femme, elle était sa nièce. Et puis, ce n’était qu’un petit conseil. Il ne mettrait pas la vie de sa femme en jeu juste pour jouer à celui qui n’écoutait pas les autres, si ?

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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Lun 3 Sep - 16:38
Come here and let me taste you

Et il est là, le démon est là. Le maître est là, penché sur lui, le sourire aux lèvres. Le sourire. Ce fameux sourire qui ferait presque passer Ramsay Bolton pour un jeune homme charmant, poli et bien éduqué. Presque. Mais pour Schlingue, le bâtard Bolton n’est rien d’autre qu’un monstre, le démon qui le hante, la punition personnifiée des Dieux. Ah, ceux-là. Ceux-là même qui l’ont abandonné à son sort. Croit-il encore au Dieu Noyé ? Croit-il encore aux Dieux, à leurs faveurs, leurs miracles ? Non, sans doute que non. Pas de miracle pour les chiens, pas de faveur pour Schlingue. Où sont les Dieux quand on a réellement besoin d’eux ?
Il doit venir avec eux, voilà ce qu’il lui dit. Évidemment. Pourquoi cela se serait-il passé autrement ? Il doit venir parce qu’il est le chien, le servant. Il doit venir pour mieux pouvoir subir le courroux du maître. Que perdra-t-il cette fois-ci ? Sa fierté ? Non. Celle-là, elle est partie depuis bien trop longtemps pour revenir un jour, sa dignité s’en est allée elle aussi. Tout ce qui fait de lui un homme ou pire, un être humain, s’en est allé. Il n’y a plus que l’enveloppe, le corps qui subit et encaisse les coups. Le corps qui saigne, qui marque, le corps qui se cambre, craque, se casse, souffre. Le corps qui, peut-être par un miracle des Dieux, finira par mourir lui aussi. Parce que l’esprit est mort. Depuis bien longtemps. L’esprit est mort, peut-être qu’un jour la flamme se rallumera mais pas aujourd’hui, pas demain. Pas tant qu’il sera à proximité du fils Bolton. Pas tant que ce visage et ce sourire hanteront son esprit. Peut-être ne trouvera-t-il jamais la paix.
Il remarqua à peine l’épée qui vint se loger dans ses vêtements pour le traîner dans la neige derrière le cheval du maître. Theon n’était plus là, le cerveau complètement déconnecté. L’esprit ailleurs. Parce qu’il ne voulait ni ne pouvait affronter la réalité. Ils avaient fui, Sansa et lui. Ils devaient partir loin, retrouver la Garde de Nuit et Jon. Peut-être que lui aurait pu retrouver sa soeur, retourner sur les Îles de Fer ou même aller se faire oublier dans la campagne. Tout plutôt que les murs de Winterfell. Là où il avait grandi. Quelle ironie du sort. Il y avait grandi et avait fini par trahir l’un de membres de la maison Stark. Et le voilà qui se faisait déposséder de tout ce qui faisait de lui un être vivant dans cette même maison qui l’avait vu s’élever. Il n’aurait jamais dû trahir Robb.
Bientôt, les chevaux rattrapent Sansa qui était, jusque-là, assaillie par les chiens. Parce que c’est ce que préfère le maître, une chasse à l’homme. Mais le maître n’est pas seul aujourd’hui. Non, il  a quelqu’un d’autre mais Schlingue n’y fait pas attention, il ne veut pas reconnaître ce visage, mettre un nom sur ces traits et sentir la honte l’étouffer de l’intérieur. Pas encore. Cela était déjà suffisamment difficile à supporter devant son amie d’enfance, il ne voulait pas reconnaître un nouveau visage connu. Mais peut-être que cette autre personne pourrait les aider ? Ou cet inconnu n’est-il qu’un ami aussi fou que Ramsay ? Et qui viendrait le sauver lui, Theon ? Qui viendrait le sauver lui qui a tant prié pour une délivre, quelle qu’elle soit ? Personne ne viendra le sauver. Sansa peut-être mais lui non. Quelle valeur a-t-il honnêtement ? Est-il seulement toujours reconnu comme l’héritier des Îles de Fer ? Il n’en sait rien. Peut-être qu’il ne les reverra jamais ses Îles. Ces Îles.
Sorti de sa torpeur par la voix doucereuse du Bolton, Theon reste sous le choc lorsqu’il apprend que Jon n’est plus de ce monde. Non. Comment ? Ils ont fui pour rien. S’ils avaient réussi à s’enfuir… Tout cela n’avait donc servi à rien. Et ça faisait mal de savoir ça, mal de savoir que, dans tous les cas, ils étaient piégés, faits comme des rats. Il n’y avait jamais eu d’espoir, jamais eu de lendemain plus heureux, jamais eu de soleil plus clément. Il n’y aurait eu que la froideur de la neige et le désespoir prenant possession de leurs entrailles.
Tout était perdu d’avanc et c’est peut-être en réalisant cela que Sansa s’est mise à crier. Theon lui, n’est plus là. Parti. Ailleurs. Loin dans son esprit abîmé, brisé. Il n’est plus rien qu’un être pâle, un fantôme étendu dans la neige. On pourrait presque croire qu’il est mort, affaissé dans la neige comme si son corps n’avait plus aucune force. Son corps n’avait plus aucune force. « C'est Theon Greyjoy que vous voyez là-bas, voyez comment l'époux que vous m'avez trouvé le traite ! Voyez qui il est, rendez-vous compte ! » Non. Non non non. Elle l’a désigné, elle l’a appelé. Il ne faut pas, elle n’aurait pas dû. Il se recroqueville sur lui-même, ne veut pas être vu, ne veut pas qu’on le reconnaisse. Non. Il n’est pas Theon Greyjoy. Non. Il n’est plus un homme. Il n’est qu’un chien, il n’y a plus rien à reconnaître.
Theon. Schlingue.
Theon. Schlingue.
Schlingue, il est Schlingue, pas Theon, Theon ce n’est pas lui. Theon n’est pas cet homme misérablement empalé au bout d’une épée. Theon Greyjoy n’est pas homme à se faire pitoyablement traîner dans la neige. Theon Greyjoy c’était un homme peu sûr de lui, un homme qui se cachait derrière son masque d’arrogance pour essayer d’avoir un tant soit peu d’assurance. Theon Greyjoy il était loyal mais il détestait avoir l’air d’être un incapable alors il pouvait être versatile parfois. Theon Greyjoy aura payé sa versatilité de sa vie. De tout ce qu’il était. Lui qui aimait chasser, tirer à l’arc, le voilà qui devenait le chien de chasse. Lui qui aimait les plaisirs de la chair, le voilà qui était contraint à rester frustré toute sa vie. Mais à force, cela ne lui faisait plus rien. Il s’en était accommodé. Par lassitude. Il sait que ce soir, les coups pleuvront sans doute, qu’il perdra peut-être un doigt ou deux. Mais de ça aussi, il s’en est accommodé. Par habitude.
L’autre, Lord Baelish, il s’inquiète du sort de Sansa. Parce qu’il n’y en a que pour elle. Pourquoi est-ce que personne ne se soucie de lui ? Lui aussi il souffre, lui aussi il a mal. Mais personne ne le voit parce que les hommes préfèrent compatir aux maux des femmes plutôt que de reconnaître ceux des hommes. Le monde est cruel. Schlingue est-il donc devenu à ce point insignifiant ? Sans doute que c’est le cas. S’il en avait la force, il pourrait être jaloux de la fille Stark. Mais il ne l’est pas. Il n’en a pas la force, pas l’envie, pas les capacités. Il n’est plus rien et n’a plus rien à donner. Pourquoi s’inquièterait-on de son sort à lui ?
Pourquoi s’inquiéter pour un chien ?



Theon Greyjoy
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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Jeu 6 Sep - 11:49


Come here and let me taste you


Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy


Ramsay est ravi de la situation en cours. Il pourrait presque oublier la trahison de Sansa et Schlingue. Il pourrait oublier tous les torts qu'ils lui ont causés. Plus rien ne compte désormais, plus rien que ce qui se passe en ce moment même. Il les a retrouvés et il sait que bientôt ce seront de nouveau ses choses, ses jouets dont il pourra faire ce qu'il voudra. Même si Baelish risque de rester à Winterfell encore un moment et qu'il faudra jouer le jeu, paraître normal pour ne pas risquer de guerre entre les deux régions, peu importe ; ensuite ils ne seront qu'à lui, rien qu'à lui. Il n'y aura plus aucun gêneur et le fait de savoir qu'il faudra en passer par une longue période d'ennui avant cela ne le dérange pas tellement. Le plaisir n'en sera que plus grand, comme un fruit que l'on laisse mûrir.

I cannot hide my feelings, my feeling tell me more

Sa joie s'envole aussitôt lorsqu'il voit Sansa courir vers Lord Baelish comme s'il était son dernier espoir, comme s'il allait la sortir de là. Que croit-elle qu'il pourrait faire ? Certes, il est son oncle, mais il est aussi celui qui l'a donnée aux Bolton. Cet homme là n'est pas bienveillant et semble loin de ne lui vouloir que du bien. Au fond, il semble même être exactement comme Ramsay. Ni l'un ni l'autre n'a l'air de se soucier des sentiments de la jeune femme. Du moins, c'est ce que croit l'héritier. S'il importait à Petyr que Sansa soit heureuse et bien traitée, il n'avait qu'à prendre des dispositions pour que ce soit le cas. Au lieu de quoi, il l'a vendue comme une putain au premier venu. Cela n'a jamais importé aux yeux de Ramsay, qu'elle lui ait été donnée ou qu'elle soit venue de son plein grès. Tant qu'elle fait ce qu'il lui dit... Et puis de toute façon, elle a agréé à ce mariage. La façon dont elle est arrivée ne change pas grand-chose, maintenant qu'elle a assuré « prendre cet homme ».

Mais le ton suppliant de sa voix lorsqu'elle s'adresse à son oncle, celui qu'elle prend actuellement pour un sauveur employé par les Dieux — a-t-elle oublié qu'il était le gérant de multiples bordels ? Cela se sait partout dans Westeros, pourtant. On ne peut pas attendre beaucoup de respect pour une femme de la part d'un gérant de bordels, c'est pourtant évident. Mais pas aux yeux de Sansa, apparemment.

A sickness I've been given, a sickness that's so pure

« Lord Baelish, s'il reste en vous un quelconque semblant d'affection pour moi et ma famille, aidez-moi, aidez-nous, tout plutôt que Winterfell ! » De l'affection ? Croit-elle vraiment que Baelish a encore de l'affection pour elle, après ce qu'il lui a fait ? À quoi bon le supplier, il ne la croira pas de toute façon. Et même s'il la croyait, ce qu'elle dit, en plus de n'avoir aucun sens, est impossible. Il n'a pas un tel pouvoir. Et il n'a plus aucun droit sur elle. Il faudrait qu'elle comprenne que maintenant, elle appartient à son mari. Elle appartient à Ramsay. « C'est Theon Greyjoy que vous voyez là-bas, voyez comment l'époux que vous m'avez trouvé le traite ! »

Un air de surprise, discret, passe sur le visage de l'époux en question, l'espace d'un instant. Il ne faut pas que le Gouverneur de l'Est sache. Cela pourrait le mettre dans une situation beaucoup plus compliqué. Sansa l'a démasqué et pourrait bien avoir gâché tous ses plans, rien qu'avec cette simple phrase. Personne d'extérieur ne devrait savoir qu'il garde Theon Greyjoy dans un tel état. Cela risquerait de détruire toute ses relations avec tous les seigneurs de tout Westeros — ceux avec qui ses relations ne sont pas déjà au plus bas, bien sûr.
Et puis lorsqu'il voit le visage incrédule de Baelish, il se dit qu'il a eu tort de s'inquiéter. Les derniers mots de la rousse, léger soupir presque inaudible, sont précédés par un évanouissement pur et simple. Et voilà ; qui écouterait les paroles d'une fiévreuse, même si elle dit la vérité ? Ses mots n'ont pas la moindre valeur. Et puis, pourquoi Petyr voudrait croire quelque chose d'aussi incongru ? Cet homme, non, cette chose qui gît dans la neige n'a rien de Theon Greyjoy. Non, c'est Schlingue, et Schlingue n'a plus rien à voir avec son ancien lui. Theon Greyjoy était fier et arrogant. Schlingue a à peine une identité, il n'a plus ni fierté ni raison d'être fier, il n'est que Schlingue, et lorsqu'on le voit aujourd'hui, on ne pourrait croire qu'il ait jamais été autre chose. Ramsay n'a aucun souci à se faire là-dessus.

Come here and let me taste you,

« Bien sûr que non, ce n'est pas Theon Greyjoy. Theon Greyjoy est mort, je l'ai envoyé à Robb Stark pour qu'il lui coupe la tête. Theon Greyjoy était un traître, jamais qui que ce soit dans le Nord ne l'aurait laissé vivre. Et... »

Le Bolton cesse tout à coup de parler en voyant ce qu'il se passe : Baelish soulève Sansa juste sous son nez, c'est Littlefinger qui porte sa femme ! Ramsay enrage. Mais de quel droit ce sale sudiste ose-t-il ne serait-ce que poser ses sales pattes sur son épouse ? S'il ne s'agissait pas du Protecteur du Val et Gouverneur de l'Est, il l'aurait déjà mis plus bas que terre. En parlant de ça, il vient de se souvenir qu'il est temps de partir et que Schlingue n'a toujours pas bougé d'un pouce, enfoncé dans la neige comme il est. Le Nordien se retourne vers son servant avec un petit sourire.

« Schlingue, qu'est-ce que tu attends pour te lever, il est l'heure de partir ! Tu veux un peu d'aide, peut-être ? »

Sur ces mots, il le roue de coups, l'enfonçant un peu plus dans la neige et de la boue. Au bout d'un petit moment, il s'accroupit à côté de l'ex-Theon Greyjoy et lui glisse à l'oreille :

« Tu comprends, Schlingue, il ne faudrait pas faire attendre Lord Baelish, il est notre invité. »

Your blood that tastes so sweet

Il attend que le servant se lève, péniblement. Il boitait déjà d'une jambe avant que Ramsay lui tire une flèche dans l'autre, alors la distance qui les sépare des hommes et des chevaux s'avère laborieuse. Par chance, Baelish, n'a pas encore hissé Sansa sur sa monture, alors le jeune Bolton se hâte de détacher son propre cheval. Il lie les deux bras de Schlingue à la corde attachée au mors de Sang en lui lançant, le ton sans appel :

« Tu marcheras, bien sûr. Je n'ai pas de cheval pour toi. »

Il se détourne rapidement de Schlingue, qui est franchement inintéressant, et se tourne vers Sansa, toujours dans un état second. Il la dépose sur son cheval et monte derrière elle, serré contre son corps brûlant. Baelish croit peut-être pouvoir la lui voler, mais il se trompe. Elle est sienne. Cela fait six lunes maintenant qu'elle est sienne et il est hors de question qu'il la laisse partir. Elle pourra bien supplier autant qu'elle le voudra, qui elle voudra, ce sera en vain. Elle appartient à Winterfell désormais. Elle lui appartient, à lui. Il n'a même pas écouté Baelish parler. Il le contredisait, encore. Ramsay déteste être contredit. Peu importe, de toute façon.

Ils repartent vers Winterfell. Vers leur maison. Comme il sent Sansa qui commence à remuer contre lui, Ramsay lui tend de la nourriture. Il est évident qu'elle meurt de faim. Et puis, elle n'est pas en position de refuser quoi que ce soit venant de lui, après ce qu'elle a fait. Il se tourne ensuite vers Schlingue. Il doit avoir faim, lui aussi, non ?

« Tu as faim, Schlingue ? Ne t'en fais pas, il y en a pour toi aussi.

Sur ces mots, Ramsay balance des fruits secs à la figure du servant, qui ne peut pas les attraper, puisqu'il a les mains menottées. Petyr doit le trouver immature ou idiot, mais de toute façon, il s'en moque éperdument. Il est sur son territoire, il fait bien ce qu'il veut.

Reach out and seek forgiveness

|| Je pense que c'est fini pour moi Hésitation


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MessageSujet: Re: Come here and let me taste you || Ft Sansa Bolton, Petyr Baelish & Theon Greyjoy Sam 8 Sep - 16:14

Come here and let me taste you

Ramsay Bolton - Petyr Baelish - Theon Greyjoy




B
« ien sûr que non, ce n'est pas Theon Greyjoy. Theon Greyjoy est mort, je l'ai envoyé à Robb Stark pour qu'il lui coupe la tête. Theon Greyjoy était un traître, jamais qui que ce soit dans le Nord ne l'aurait laissé vivre. »

Mensonge, mensonge, mensonge. Mais un mensonge si bien présenté, comme toujours. Si crédible. Comment rivaliser avec ça ? Pourtant, c'est la révélation qui aurait pu faire la différence. On ne déclenche pas une guerre pour une épouse qui refuse d'accomplir son devoir conjugal, pas dans ce monde. Mais la détention illégitime et la maltraitance extrême d'un héritier, ça c'est une autre histoire.

Des bras soulèvent Sansa, cette poupée de son qui gît dans la poudreuse, anéantie. Ce sont sûrement les bras de Ramsay. C'est tout ce qu'elle connaîtra jamais.

Non, ce ne sont pas des bras rudes et possessifs, ce sont les bras fins et délicats de Littlefinger. Sansa ne saurait dire lequel des deux elle abhorre le plus, à cet instant. Lequel des deux lui veut le plus de mal. Oui, elle désire l'aide de son oncle, désespérément, plus que tout, mais pourquoi au final ? Pour qu'il finisse par la vendre à un autre tortionnaire ? C'est tout ce à quoi elle aura jamais droit, c'est ce que les Dieux ont décidé pour elle.

« Je trouverai un moyen de te sortir de là, Sansa. » lui murmure-t-il à l'oreille. Elle sent distinctement son souffle sur son visage. Son souffle de menthe fraîche, si différent de l'haleine de son mari. Ramsay sentait toujours la viande, le sang et la bestialité. Ces deux hommes n'ont rien à voir, mais ont beaucoup en commun. Tous deux sont les instigateurs de son malheur personnel et de son mal-être profond.

La sortir de là ? Quand ? Comment ? Combien de temps devra-t-elle encore être la chose de Ramsay ? Petyr n'a pas le droit de la tenir à sa merci ainsi. Comme c'est frustrant. Comme c'est usant d'occuper toujours le même rôle, celui de la demoiselle en détresse. À Port-Réal déjà, elle se reposait pleinement sur lui, à attendre une faveur de sa part, un geste de secours. Pourquoi faut-il toujours que cela finisse ainsi ?

Elle se le jure solennellement : Petyr Baelish paiera ses dettes, un jour ou l'autre. Pour s'être joué d'elle, pour avoir profité de sa vulnérabilité, pour l'avoir mise dans une situation intenable, pour lui avoir menti, pour l'avoir rendue dépendante de lui... Tout ça lui sera rendu au centuple. Plus tard. Là, maintenant, elle a trop besoin de lui. Alors elle s'accroche à son col pour signifier que le message est bien passé, trop faible pour décrocher une parole de plus. Elle lui signifie silencieusement qu'elle attendra qu'il agisse, comme d'habitude en somme.

Pendant qu'elle communique avec son mentor/oncle/c'estcompliqué à coups de regards et de touchers de cape, elle capte vaguement des bruits de coups, la voix de son mari, les rires moqueurs des soldats Bolton... Theon, ou peut-être Schlingue, car après tout c'est ce que tout le monde semble croire ici, Theon y compris... est en train de se faire punir. Sansa ne voit pas exactement de quelle manière, mais il est aisé de visualiser la chose. Ramsay l'a tant souvent frappé et torturé devant elle que c'en est devenu... banal. Prévisible. Habituel. Routinier.

Et puis elle entend des pas, ses pas, dans la neige. Les mains de Ramsay l'arrachent brutalement à Littlefinger, et la voilà qui atterrit dans d'autres bras. Parce que voilà ce à quoi elle est réduite, à passer de main en main comme le drapeau d'une cité qu'on prend, qu'on assiège, qu'on conquiert, qu'on finit par perdre au profit d'un autre prétendant au pouvoir.

Elle se retrouve brutalement hissée sur l'étalon frappé de l'écorché. Ramsay enfourche à son tour sa monture et vient se coller derrière elle sans la moindre douceur. Leurs deux corps s'entrechoquent. Ainsi piégée contre lui, les vieux réflexes prennent le dessus, son sang s'affole dans ses veines, des sueurs froides se mettent à couler le long de ses vertèbres. Les mains maudites de Ramsay, qui tiennent les rennes, se placent sur ses cuisses à elle. Un cri d’écœurement s'élève en elle, pour mourir dans sa gorge et laisser place à un pauvre gémissement étouffé. Le cheval, affublé du ridicule sobriquet que Ramsay lui a donné, se met en route, et toute la clique suit. Sansa tente de se tenir droite, mais sa tête rousse dodeline dans tous les sens, comme désarticulée ; alors elle la laisse reposer sur l'épaule de son geôlier, drainée de toute force.

Elle ne sait combien de temps s'est écoulé depuis leur départ. Dix minutes, deux heures ? Quelque chose la tire de son état comateux : cette satanée main gantée, plaquée sur ses lèvres transies de froid, qui tente de lui faire enfourner Dieux savent quoi. Ah, des fruits secs. Hors de question qu'elle lui picore dans la main, s'insurge intérieurement Sansa, avant de décider qu'elle a trop faim et de se souvenir qu'il n'est jamais bon de se débattre et de résister aux caprices du bâtard. En témoignent les bleus et les morsures qui parcourent ses épaules et ses cuisses, dissimulés sous sa robe. L'oeuvre de son époux aimant, souvenirs des soirs où elle avait osé exprimer son désaccord. Non, elle n'avait pas été partante pour porter la descendance du rejeton Bolton. Il avait fait en sorte qu'elle chante une autre chanson. Il l'avait matée.

Elle aurait aimé que Petyr voie ces marques. Elle aurait aimé que ce soit Petyr, et non Theon, qui fusse témoin de sa nuit de noce. Pour qu'il ait aussi mal qu'elle, pour qu'il se haïsse autant qu'elle-même se haïssait.

À mesure que Winterfell approche, Sansa perd conscience.



(c) Codage par Neph pour Ari seulement




To Porcelain, to Ivory, to Steel.


Sansa was a lady at three, always so courteous and eager to please. She loved nothing so well as songs and tales of knightly valor. Now she doesn’t know any song. Not anymore.

(c) code par Neph



Sansa se lamente en #990066
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